dimanche, mars 18, 2007

Ha ! Ha !


J'en avais parlé ici, mais comme je ne suis pas une smart, tout ce bla-bla ne reposait que sur mon humble expérience !

Alors voilà que des vrais smarts l'ont inscrit dans leur document : «Comment bousiller son enfant après une séparation »

> Faites-en le confident de vos gros sales problèmes d’adultes.

Mozuss que ça me fait plaisirs de voir que comme non-parent, j'suis pas trop à côté de la track !

Merci à Tangerine de m'avoir flagué ces textes de La Presse d'aujourd'hui.

***

Un de ces textes est assez percutant. Je crois que c'est la première fois que je lis un texte qui parle autant de l'adulte significatif collaborateur en tant que quelque chose de positif pour l'enfant et qui décrit cette réalité avec autant de justesse.

«Mais rien n'est simple depuis la fin de la famille nucléaire typique! lance Julie Gosselin. Tout est à inventer. Je ne dis pas que c'est la solution idéale, mais quand un beau-parent a été une figure marquante et positive dans la vie d'un enfant, la séparation d'un couple est un deuil injuste pour l'un comme pour l'autre. Si la famille recomposée a le droit d'exister, la famille décomposée devrait avoir le droit d'exister aussi!»

J'aime ça lire des affaires de même, parce que pour une fois, je sens que quelqu'un, quelque part a compris se qu'est d'être juste la belle-mère ! Quelqu'un a compris qu'il est possible d'aimer pendant des années des enfants de tout coeur et ce, en sachant que si il y a rupture ou décès nous n'avons AUCUN droit. Nous devenons des étrangers pour ces enfants que nous avons aimé.

Trop peu de gens réalisent la chance que l'on prend !

( Remarquez que pour ma part, la séparation n'est pas une option.....Mais Sailor n'est pas immortel....Si il lui arrivait quelque chose, j'aurais 3 deuils à faire.....Personne n'y pense à ça ! Et je ne m'arrêtes pas à ça non-plus. Je parles seulement d'éventualité...et je suis persuadée que c'est déjà arrivé à d'autres )
Edit : 2 autres perles parmis ces textes de Mme Leduc :
«Toutes les belles-mères nous le disent : ce rôle-là, c'est le plus difficile de leur vie, poursuit Mme David. Ni mères ni belles-mères, elles n'ont aucun statut et n'ont pas le droit, par exemple - à moins d'une permission expresse des parents - d'aller chercher à l'école l'enfant malade dont elles s'occupent pourtant tellement par ailleurs.»
Mais ce que l'on voit le plus fréquemment, note Mme Gosselin, «c'est une mère qui continue d'avoir une emprise sur le foyer de son ex-conjoint, emprise qui va de l'influence à de la réelle ingérence.»
( Tiens, tiens, j'suis pas la seule à me plaindre de l'ingérence ça l'air ;-))))

15 commentaires:

Dame Galadriel a dit...

Advenant qu'il arrive quelque chose au parent biologique de l'enfant, quand les enfants le désir n'est-il pas possible au beau-parent de pouvoir continuer de les voir? Je ne sais pas ce que c'est que d'avoir une famille "reconstitué" mais il me semble que lorsque nos enfants s'attachent à une personne et que cette personne a un effet bénéfique sur l'enfant, je me dis pourquoi pas?

Mais comme je dis...je ne suis pas dans la situation, je ne la vis pas alors peut-être que les émotions sont trop présent pour que ce soit possible.

Je me questionne c'est tout! :)

Bonne journée :)

Lady_Marian a dit...

Ça serait logique indeed ! Mais règle générale les parents (du même sexe) voit l'adulte significatif comme une menace et ne voit pas pourquoi, suite à une rupture ou un décès il est «nécessaire» de garder l'adulte dans le portrait.

Je dois aller travailler....mais j'y reviendra !

;-)

Lady !

Ivellios a dit...

J'ai bien aimer cet article de Cyberpresse.ca.

Je me rend compte que je suis vraiment un bon père séparer de la mère de mon fils.

Anyways, on est en très bon termes la mère de mon fils et moi, donc, je vois pas ou mon fils pourrait être déstabiliser, sinon le fait qu'il ne voit jamais ses parents en même temps.

Tangerine du Québec a dit...

Tu sais, quand j'ai connu mon mari il était divorcé avec deux enfants de 3 ans et 1 an. Cinq ans après nous avons eu notre fille et un autre 5 ans plus tard, notre fils. Ce qui fait que j'ai été belle-mère à l'âge de 21 ans! C'était très jeune pour 'dealer' avec des enfants, mais ils m'aimaient beaucoup et ça s'est bien passé. Je connais tous les problèmes reliés aux familles reconstituées pour les avoir vécus. C'est pour ça que j'étais certaine que cette article t'intéresserait. Tu es en plein dedans.

autopsie d'une rêveuse a dit...

En tant que mère...si mon ex mari mourait, et que mes enfants manifestaient le désir de revoir et de poursuivre leur relation avec la blonde de leur père...je ne m,y opposerait pas...je serais même aidante.

Je serais consciente du double deuil qu,ils auraient a vivre si en plus de la mort de leur père je les obligeaient a faire également le deuil de leur belle mere...Ce ne sont pas tous les parents qui se foutent du désir de leur enfants...certains y accordent beaucoup d,importance et sont sensible a leur besoin...et a leur peine.

L'amour qu'on ressens pour ces enfants nous fait parfois faire des choses qu'on croirait au dessus de nos forces.

marie-Jo ;o))

Geneviève a dit...

Il était temps qu'on se penche sur ce sujet-là. C'est Enjeux je pense qui avait parlé il y a quelques années de la situation des deuxièmes conjointes, mais sur le plan financier surtout.

Alors qu'il y a aussi la dimension humaine de l'attachement qui se crée avec les enfants. J'espère que de plus en plus de droits seront attribués aux beaux-parents.

Karla a dit...

Une chance que je suis venue te voir car je voulais en parler!!!

Bien aimé tous ces articles!

Sailor a dit...

Je vais écrire une continuité à ceci sur mon blogue.

Sailor a dit...

Bon! C'est fait!

Je suis revenu ici pour répndre à Rêveuse et lui dire que j'admires sa philosophie quant à la façon qu'elle affirme qu'elle réagirait advenant le décès du père de ses enfants.

Pas sûr que ça ne me serait facile, si je faisait face à cette situation.

Dans les premières années, ça aurait été un "Non" catégorique. J'avais tellement de ressentiments envers cet homme...

Mais, aujourd'hui, après 5 ans, je ne pourrais balayer du revers de la main l'importance que cet homme aura revêtu dans la vie de mes enfants.

Je ne m'opposerais donc pas, j'en suis sûr, à ce qu'ils maintiennent un contact avec lui et qu'ils passent un certain temps ensembles si mon ex-épouse décèderais. À plus forte raison qu'ils ont maintenant un demi-frère dont cet homme est le père.

Je ne m'y opposerais pas... mais il m'en coûterais assurément, émotivement...

benc_academie a dit...

Il y a tellement d'histoires d'horreur que ça rend ce processus difficile

Jean-François a dit...

Ton billet m'a fait réfléchir faut croire. Je suis toujours marié à mon épouse et on va entâmer notre 16e année en 2007.

Nous avons eu des enfants dits «spéciaux» (avec des handicap intellectuels) et avons toujours été présents pour eux. Moins pour moi puisque l'été je travaillais souvent à l'extérieur de la province, pouvant être parti sur des semaines de temps (je travaillais à l'époque comme chauffeur d'autocar touristique)...

Ma femme et moi avons toujours été proche l'un de l'autre et de nos enfants. On s'empêchait de sortir ensemble pour éviter de les faire garder par des étrangers, même pas par sa parenté! Bref, on a pas tellement eu de vie de couple. Nos enfants comptaient plus que tout.

Maintenant je me rend compte qu'on aurait dû sortir, prendre soin plus de l'un comme de l'autre. Moins focuser sur les enfants comme on dit. Cependant, ils étaient plus gravement malade hier (quelques années en arrière) qu'il le sont aujourd'hui.

Mais il est trop tard. Nous sommes trop engagé dans une routine de couple impossible à défaire. Nous en sommes rendus là...

Merci de m'avoir lu. Je reviendrai vous lire j'aime bien ce blogue :-)

Tangerine du Québec a dit...

@ A bord du 558 : Il n'est jamais trop tard. Si les deux le veulent il peut y avoir de très bonnes améliorations au niveau du couple. (fie toi sur moi, 30 ans avec le même ! )

Mais qui est Gigi? a dit...

C'est drôle parce que j'ai discuté de ça récemment avec mon amoureux.. Pour lui, le fait que j'ai choisi d'aimer (et donc, "d'avoir", son fils) est terriblement important. Parce que ce petit Dodu est issu d'une histoire d'un soir, la mère préférant attacher le gars avec le bébé. S'en est issu une descente aux Enfers pour mon tendre, déchiré entre l'amour inconditionnel pour un enfant et son propre désespoir d'être engagé avec quelqu'un qu'il ne connaissait pas vraiment.
La séparation était "prévue"...
Mais pas le fait qu'il me rencontrerait et que je tomberait amoureuse et de l'homme et du bébé (8 mois).
S'il mourrait (idée terrible), pourrais-je l'aimer quand même, ce fils selon mon coeur, et continuer à jouer auprès de lui mon rôle de mère? Reste à savoir si un document peut être produit en ce sens, car le désir y est, des deux côtés..... Reste aussi à savoir, donc, où en sont les mentalités juridiques par rapport à ce désir....

Gigi

Lady_Marian a dit...

«pourrais-je l'aimer quand même, ce fils selon mon coeur, et continuer à jouer auprès de lui mon rôle de mère?» -Gigi

( Bienvenue dans mon cyber-espace ;-)

Pour ma part, je préfères parler de rôle «d'adulte significative» parce que de parler de rôle de mères sous-entends qu'on tasse la mère.

Un enfant ne peut pas avoir DEUX mères. Plusieurs femmes dans sa vie, soit, m'ais qu'une seule et unique mère.

Ceci dit, se qui est intéressant dans ces articles dont je fais mention, c'est que tranquillement les gens se rendent compte de l'impact de l'adulte significatif et des enfants dans la vie de ceux-ci.

Est-ce qu'un jour on verra des lois en ce sens....hum ? Peut-être...mais en ce moment, il faut faire acte de foi.....

Mon ti 2 cennes dominicale !

;-)

Lady !

Globule a dit...

Bon, belle-mère de deux filles de 14 et 11 ans mais mère d'un fils de 4 ans, j'en ai long sur le coeur... Comment fait-on pour ne pas perdre patience? Comment fait-on pour ne pas être la face perdante de la famille reconstitué? Je paye, je paye mais aucun droit...

Adulte significatif, ouais, mais jusqu'à quel point? J'en suis rendue à prendre les coups pour la mère qui n'est présente qu'une fin de semaine sur deux. Moi, je me tape toutes les crises et je dois rester calme...

Je suis la méchante dans tout cela: je paye les études, les soins de santé, les vêtements, les sorties mais je ne peux pas dire aux enfants quoi porter... Paye, sourit et ne parle pas... Belle éducation!

Personne à qui confier les frustrations de belle-mère... pas même le conjoint au prise avec ses propres problèmes quand la mère (l'ex...) continue de s'ingérer dans le nouveau couple à travers ses enfants...Les ex. connaissent-ils le "vivre et laisser vivre"? Bon, je suis frustrer.... J'espère seulement que ce site m'aidera à comprendre un peu mieux ma vie...